Confession du vendredi 13 : mes anecdotes de poissarde

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En ce vendredi 13, ma journée a commencé comme je pouvais m’y attendre. SUPER MAL. Si je m’estime chanceuse et organisée dans beaucoup d’aspects de ma vie, il reste malgré tout ces petites choses qui, au quotidien, font de moi une « poissarde ». Je vais partager avec toi THE anecdote pour déculpabiliser de ces moments de honte, de gêne et de malchance !

Ce vendredi 13 ne fait pas exception à la règle

Ce vendredi, ma voiture, l’amour artificiel de ma vie, est tombée en panne. Je l’ai déjà réparée il y a six mois, complètement refaite, et elle n’a que trois ans. Avant qu’elle ne me lâche, j’ai remis 10 euros d’essence, en rallumant le contact, la jauge n’a pas bougé d’un poil. En poignant dans mon sandwich à midi, l’huile d’olive éclaboussée a ruiné ma veste en daim. Et en coupant l’étiquette de ma nouvelle chemise, j’ai déchiré le col. Je plante le décor.

Et notre rédactrice Delara a pitié de moi. Trop de love entre nous.

Ce que je m’apprête à te confier reste le moment le plus improbable de ma vie. Un moment que je ne m’explique toujours pas, mais que j’ai appris à raconter avec humour et décomplexion.

Ces deux heures à l’aéroport de New York où j’ai cru ne jamais m’en sortir

Je partais pour un an à l’étranger. Le gros stress. La grande aventure ! Je faisais escale à New-York, direction Dallas. Je n’avais que deux heures pour attraper mon vol. « Deux heures, suffisant ! » me suis-je dit. Naïve que j’étais…

Je me retrouve dans la file pour passer la douane. 500 personnes attendent devant moi. Après 30 minutes de file, sans avoir bougé d’un poil, j’interpelle un policier et lui explique que je suis kind of late, you know.

Il me fait passer devant tout le monde. Face à monsieur le douanier, je me rends compte que je n’ai pas les bons papiers avec moi, car j’avais jeté celui qu’on m’avait gentiment remis dans l’avion… BREF. Je passe vivante à la prochaine étape : récupérer mes valises. Là, bien sûr, impossible de les trouver, cela faisait une heure que j’étais bloquée de l’autre côté.

Quand je parviens à les récupérer, enfin, je les apporte au guichet pour les encoder vers Dallas. « Problème informatique, déposez-les là, on se débrouillera. » Super. Rassurant. Je ne réfléchis pas trop, je fonce vers le prochain contrôle de sécurité. Je me dépêche, je cours, je passe le portique, je cherche ma porte d’embarquement et m’apprête à appeler mes parents, qui n’ont plus de nouvelles depuis une dizaine d’heures, pour les rassurer. Et là… mon téléphone ? Wait, mon téléphone ! Oublié dans la boîte au contrôle de sécurité.

Marche-arrière impossible, les doubles portes se sont refermées. Je fonce vers le premier guichet que je trouve, où une dame tapote à son clavier. Je déballe mon histoire, paniquée (il ne me reste que 30 minutes avant le départ de mon prochain vol). Elle lève les yeux, d’un air exaspéré et me répond « … WHAT ? ». Je redéballe mon histoire. « Can’t help you, ok? ». OK FINE.

Et là, tic tac, l’heure tourne, plus le choix. Je trace vers ma porte d’embarquement en priant pour ne pas que mes parents s’inquiètent de ne pas avoir de mes nouvelles. J’arrive enfin à cette fameuse porte D31. And there… Toutes les portes de ma compagnie aérienne sont fermées, problème technique, sauf la mienne. « Super ! » me dis-je… Oui, super, parce que du coup, tous les autres vols embarquent via la porte D31.

Je m’installe pour attendre, en me demandant quand cette farce va prendre fin. A mes côtés, une dame discute sur Facebook. Je lui explique ma situation, elle me propose de me connecter à ma session pour prévenir mes parents que je vais bien. Mais étant à l’autre bout du monde, Facebook ne me reconnait pas. Premier échec.

Second échec, quand une fois dans l’avion, je demande à l’hôtesse pour envoyer un SMS à ma maman. Pas de connexion internationale. Je m’installe à mon siège, à côté d’une dame, elle aussi connectée sur sa boîte mail. Mail ! Je lui demande pour en envoyer un via mon adresse. Elle me prête son ordinateur. Je parviens à me connecter, je rédige trois phrases, j’encode l’adresse et là… la batterie rend l’âme. Dernier échec, ciao.

Relativiser et dé-cul-pa-bi-li-ser

Quand l’avion a décollé ce jour-là, je me suis convaincue de me détendre. Et c’est ce que je m’efforce de faire dans tous ces petits moments de honte, de malchance. Ces moments où l’on se dit « Mais c’est quoi ce karma ? J’ai trop la poisse !« . Ces moments, ils font partie de notre quotidien à tous.

Avoir la poisse, c’est quelque chose que l’on partage tous. Apprendre à en rire, à relativiser, à les raconter avec humour, ça aide à déculpabiliser de, parfois, faire quelques gaffes.

Alors si toi aussi, tu as de croustillantes anecdotes à nous raconter, on les attend avec impatience !