J’ai tellement stalké les nouvelles copines de mes exs que j’ai fini par les apprécier

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Un statut Facebook, une photo Instagram ou une story cucul… Peu importe le moyen d’apprendre que ton ex s’est remis en couple, souvent, ça craint un max. On se compare, on se souvient, mais surtout, on stalke cette p*tasse. 

P*tasses, c’est comme ça que je les appelais, au début. Qu’on s’intéresse toujours à son ex ou pas, c’est toujours un sentiment particulier de le voir au bras d’une nouvelle meuf. On l’observe, et on s’interroge : qu’est-ce qu’elle a de plus cool que moi ?

Je te l’accorde, c’est un gros manque de sororité sur ce coup-là. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de stalker grave quand mes exs se sont remis en couple, plus ou moins longtemps après notre rupture. 

Comme je sais que je ne suis pas la seule, j’ai décidé de te raconter trois histoires qui m’ont appris à être en paix avec mes relations passées. Et qui m’ont rappelées qu’on est plus riche quand on souhaite le bien aux autres aussi. Trois exs, trois nouvelles meufs, c’est parti ! 

La meuf trompée, comme moi 

La première meuf que j’ai stalké sévère, c’est Géraldine* (nom d’emprunt pour le bien de mon intimité). Avec Gégé, c’était un peu particulier, parce que le mec en question avait joué avec nous deux au final. Je la détestais très fort, parce qu’elle représentait le mal qu’on m’avait fait, alors qu’elle en était autant victime que moi.

Elle a fini par rompre également avec ce mec, et ça, je le sais, parce que je l’ai vue sortir avec deux ou trois autres types depuis que je la stalke (oui, je suis atteinte, I know).

Et avec le temps, Gégé a fini par ressembler à une vieille amie pour moi. J’avais pour habitude de regarder les photos des soirées auxquelles elle allait, et de rire bien fort sur celles où elle était ratée ou bourrée. Et puis, progressivement, je me suis surprise à la complimenter. « Waaaw ta robe Géra, elle te va trop bien ! » Ouais, carrément. 

La nouvelle copine de mon premier love 

Ensuite, il y a eu Mélanie*. Elle est tout simplement sortie avec mon tout premier amour, et ça, c’est chaud. Il était resté célibataire longtemps après moi, et j’aimais me dire que secrètement, il n’arrivait pas à m’oublier. Méla a brisé mes rêves et m’a rappelé qu’on avance tous dans la vie. Ce qui m’ennuyait le plus avec elle, c’est qu’on a des points communs évidents elle et moi. Tout d’abord physiques, ce qui est un peu effrayant, mais bon, à chacun ses fétichismes.

Mais, surtout, on a des caractères assez proches, les mêmes goûts musicaux chelous, et un amour pour les mêmes références pop culture. A chacun de ses posts sur les réseaux stalkés par mes soins, je découvrais qu’on aurait très bien pu être amies, dans une autre vie. Mais ce petit connard a rendu impossible toute interaction qui ne serait pas awkard as fuck entre nous (c’est arrivé, et je vous passe les détails de ce moment d’angoisse). Récemment, elle aussi a rompu avec mon ex, et il n’a pas mis longtemps avant d’atterrir dans mes DMs. Seriously. 

La nana instalkable 

La dernière qui m’a marqué, c’est Estelle*. Que dire d’elle ? C’est compliqué, parce qu’elle n’est même pas sur Instagram (like what?), et que son profil Facebook est presque entièrement masqué. Tout ce que je vois d’elle, ce sont les personnes qui lui souhaitent son anniversaire chaque année, et quelques photos datant de 2011.

Notons qu’elle n’est pas très active non plus sur les réseaux, et qu’elle a du poster 2 photos avec mon ex depuis qu’ils sont ensemble. J’ai fini par prendre ça pour une preuve de bonheur et d’équilibre dans leur couple, et ce sont d’ailleurs les seuls de ma petite liste de la honte qui sont toujours ensemble ! Congrats, la preuve qu’on trouve tous chaussures à notre pied (et celle-ci n’était pas ma pantoufle de vair).

Quelles leçons tirer de cet aveu ?

Les années de stalkage m’ont appris une chose. Et non, ce n’est pas le fait que je devrais consulter (même si, on est d’accord, j’abuse à fond). Tout ça m’a appris à me débarrasser d’une haine toxique. Je me suis souvent demandée ce que ces nanas devaient penser de moi en retour, et la vérité, c’est qu’elles ont sûrement dû me détester aussi. Entre meufs, on a cette tendance trop facile à la critique, et on laisse trop souvent les mecs nous diviser.

Je ne te dis pas que j’aimerais faire de ces nanas mes meilleures amies. Mais ce que je crois, c’est que je renvoyais sur elle les sentiments négatifs que j’avais envers mes exs. Et je n’ai pas de place dans ma vie pour ça. Je préfère me souvenir avec le sourire, et parvenir à souhaiter du bien à ceux que j’ai un jour aimé.